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La conciliation des tunisiens avec les valeurs d'entraide et de tolérance enracinées dans leur identité arabo-musulmane réalisée, une place de choix est désormais accordée à la solidarité en tant que valeur fondamentale dans le projet civilisationnel de l'Ere Nouvelle.

Homme de terrain, le Président Ben Ali s'est accoutumé d'effectuer des visites inopinées aux quatre coins du pays pour s'enquérir des conditions de vie des citoyens, trouver les solutions appropriées pour les améliorer et assurer le suivi des décisions prises.

Toutefois, sa visite le 4 décembre 1992, à Zouakra et Barrama, deux localités du Nord Ouest tunisien, constitue le tournant. Ce jour-là, le Président prenait contact de plus près avec une frange de la population habitant des zones complètement enclavées et dépourvues des commodités de vie les plus élémentaires : routes, eau potable, électricité, écoles, logements décents, centres de soins de santé, etc.

Par ailleurs, vu le coût très élevé de la réalisation d'infrastructure de base dans ces localités où la rentabilité économique des projets n'était pas assurée, le développement économique et social de ces régions enclavées risquait d'être indéfiniment reporté à plus tard, d'autant que faute d'une quelconque base économique, les opportunités d'emploi ou de sources de revenu dans ces zones étaient pratiquement inexistantes.

Devant cette situation, la réaction du Président de la République a été immédiate : Ben Ali prit la décision, le 8 décembre 1992, de créer le Fonds de Solidarité Nationale dans la perspective de désenclaver les populations de ces zones d'ombre et leur permettre d'accéder, au même titre que leurs concitoyens, à leur droit naturel à une vie meilleure fondée sur la dignité et le bien être.

Pour concrétiser cette initiative, il interpella la conscience des tunisiens pour soutenir les efforts de l'Etat. Un compte courant postal 26 26 a été ouvert pour recueillir les dons des citoyens. L'adhésion à ce projet humanitaire a été spontanée. Le nombre de donateurs n'a cessé d'augmenter d’une année à une autre.

 
Désenclaver les zones d'ombre,
Améliorer les conditions de vie de leurs habitants,
Assurer une base économique dans ces zones par le biais de projets générateurs de revenus,
Insérer les bénéficiaires dans le processus de développement en les aidant à se prendre en charge à travers le financement de micro projets (dons + crédits).

Cette insertion réalisée, les projets sont désormais financés par la Banque Tunisienne de Solidarité créée à cet effet en 1998. Cette approche est consolidée par l'institution du système des micro crédits accordés par les associations de développement en étroite collaboration avec la BTS.

Garantir les droits fondamentaux et naturels à cette frange de la population :
  Droit à la santé, à l'éducation et à la culture,
  Droit à l'intégration économique à travers les projets générateurs de revenus ou l'emploi direct,
  Contribuer à faire baisser le taux de pauvreté.



1- Les interventions du Fonds en matière de commodités de base, de logement et de sources de revenus depuis 1993 :

 

Grâce aux interventions mentionnées ci-dessus, le Fonds de Solidarité Nationale a contribué à améliorer remarquablement les indicateurs de développement en milieu rural, comme il ressort des données ci-après :

le taux d’électrification rurale a été porté à 98,7 % en 2006, contre 53 % en 1992. 72.800 familles ont été raccordées au réseau grâce aux interventions du Fonds, pour un investissement de 146,3 millions de dinars, ce qui représente 26 % de l’effort global des ce domaine.
le taux d’alimentation en eau potable en milieu rural s’est élevé à 92,6 % en 2006, contre 49,5 % en 1992. L’intervention du Fonds a bénéficié à 83.891 familles pour un investissement de plus de 109 MD, ce qui situe la contribution du Fonds 26 26 à    70 % de l’effort global.
l’amélioration du réseau des routes et pistes, grâce à l’aménagement de 4.530,7 km pour un coût de 226,9 MD

l’amélioration des conditions d’habitat, au profit de 64.776 familles, et ce par la construction de 39.884 logements depuis 1993, dont plus de 26300 entre 2000 et 2004, et la réhabilitation et le réaménagement de 24.892 autres logements pour un coût total de 215,3 MD.

Il faut relever la contribution élevée à ces réalisations du programme national d’éradication des logements rudimentaires dont l’exécution a été confiée au Fonds de Solidarité Nationale, et qui a permis la construction de 26342 logements entre 2000 et 2004, favorisant ainsi l’éradication des logements rudimentaires recensés au cours de l’année 2000, et leur remplacement par des logements décents :
La réalisation de 140 centres de santé de base pour un coût de 6,3 MD
la réalisation de 133 noyaux scolaires pour un coût supérieur à 4 MD 
la création, entre 1994 et la fin de l’année 2000 de sources de revenus au profit de 61.471 bénéficiaires, pour un coût de 87,9 MD. Le Fonds de Solidarité Nationale a cessé, depuis 2000 d’intervenir dans ce domaine, après avoir été relayé dans ce rôle par la banque tunisienne de solidarité et le système des micros crédits accordés par les associations 
la réalisation de diverses autres interventions comme les espaces de loisirs, les clubs culturels et de jeunesse, la maintenance des écoles, les projets en environnementaux et les cités de métiers

Après avoir accompli les missions qui lui ont confiées en cours de la période 1993-2004, le Fonds a poursuivi la réalisation, au cours des années 2005-2007, de certains programmes en cours dans le domaine des commodités de base et de la construction de logements, et notamment dans les zones frontalières et les délégations prioritaires, mais il a depuis le début de l’année 2007 porté ses efforts essentiellement sur la réalisation du programme présidentiel de promotion des quartiers populaires situés autour de la capitale et des autres grandes villes.

2-Les interventions du Fonds de Solidarité Nationale au cours des années 2005-2007 : le Programme présidentiel de promotion des quartiers populaires :

 

En tête des interventions du Fonds pour la période 2005-2007 figure le Programme de promotion des quartiers populaires situés autour de la capitale et des autres grandes villes. Ce programme concerne 26 quartiers pour la période 2007-2009, dont 10 au titre de l’année 2007. Son coût est évalué à 114,5 M.D, dont 75 MD soit les deux tiers environ, sont financés par le Fonds de Solidarité Nationale.

L’une des caractéristiques de ce programme est son approche intégrée de la promotion des quartiers concernés. Le projet porte, en effet, à côté de l’amélioration de l’infrastructure de base, et la mise en place des commodités et équipements collectifs, sur le développement des activités productives et l’amélioration des revenus, par la construction de cités de métiers et la consolidation des activités créatrices d’emploi.

La fin des travaux dans le premier de ces quartiers (Sidi Hassine, 1ère tranche) a été fêtée au début du mois de novembre 2007, dans le cadre des festivités marquant le 20ème anniversaire du Changement. Les travaux dans les autres quartiers sont à un stade avancé. La fin de l’exécution des dernières composantes du programme de 2007 est prévue pour le mois de mai 2008.


Parallèlement au Programme sus -mentionné de promotion des quartiers populaires, le Fonds poursuit certaines actions en cours dans le domaine des commodités de base et du logement, dont en particulier :

La réalisation de programmes d’infrastructure de base dans les zones frontalières, pour un investissement de 5,7 MD en 2006.
La réalisation de programmes d’équipements de base et de construction de cités de métiers dans des délégations prioritaires, pour un montant de 902 mille dinars en 2006.
Certains projets pilotes de promotion de certaines zones rurales, à l’instar du programme de réhabilitation et de renforcement de l’infrastructure et des équipements collectifs dans la zone d’El Houidh relevant de la délégation d’Utique (Gouvernorat de Bizerte).
Le programme de construction de clôtures pour écoles primaires, auquel il a été consacré une enveloppe de 4 MD en 2006, et qui est réalisé en partenariat avec le Fonds National de l’Emploi 21 21 qui supporte le coût de la main-d’œuvre.
L’entretien et la maintenance de certains projets réalisés par le Fonds, comme certains ensembles d’habitations, à l’instar de la réhabilitation et de l’extension de la cité Ennasr à Mateur, les centres de santé de base, les espaces de loisirs, et ce pour un coût totalisant 1,185 MD.
L’achèvement de certains programmes de logements, comme la construction de 50 logements à Hammam-Lif pour le relogement de 50 familles nécessiteuses, occupant l’ancien Palais Hussénite dans la région et ce moyennant un investissement de 1,150 MD ou encore le relogement de 40 familles résidant actuellement dans des conditions insalubres et sans commodités collectives à la Cité El Fatah à la Soukra dans le gouvernorat de l’Ariana, et de 14 autres familles habitant dans l’emprise d’un oued à Hammam-Lif, et ce pour un coût global de 1,350 MD.

 

Il s'agit souvent de zones rurales enclavées, dépourvues de commodités de vie essentielles et d'équipements collectifs et dont la population, de condition précaire, tire de maigres ressources d'activités agricoles instables et faiblement gratifiantes.

Parmi les critères retenus pour l'identification des zones habilitées à bénéficier des interventions du fonds, il y a lieu de citer notamment :

l'absence d'infrastructures et d'équipements collectifs,
le faible potentiel économique de la zone considérée et la précarité de sa population, souvent en relation avec l'insuffisance des ressources naturelles, la faiblesse des activités économiques et leur manque de diversification,
l'enclavement, c'est-à-dire l'absence ou la médiocrité des moyens de communication et de transport avec les villes et localités voisines,
la non éligibilité de la zone considérée aux programmes et projets nationaux ou régionaux en raison du dépassement du plafond du coût d'intervention au regard des critères appliqués pour de tels programmes et projets,
la présence d'une agglomération comptant au moins trente foyers.

Création et financement du Fonds 26 26
Loi n° 92-122 du 29 décembre 1992 portant loi des Finances pour la gestion 1993

Article 29 :
Article 30 :
Article 31 :
Article 32 :
Article 33 :