1/- L'idée de créer le Fonds se fondait sur les principes de solidarité et d'entraide entre les Tunisiens, de sorte que la contribution des citoyens complète les efforts de la collectivité nationale. C'est ce qui est de nature à réduire les charges supportées par le budget de l'Etat, sachant que la contribution volontaire et spontanée se fait sous forme de don à verser sur le compte 26-26 et à n'importe quelle période de l'année, et ce pour les résidents et pour les non résidents.

Le 8 décembre de chaque année, en tant que Journée nationale de la solidarité, reste cependant l'occasion par excellence de collecte des dons. D'une année à l'autre, les Tunisiens et les Tunisiennes sont de plus en plus nombreux à faire des dons d'argent.

La progression est spectaculaire puisque de 182 mille le 8 décembre 1994, le nombre de donateurs est passé à plus de 4 millions le 8 décembre 2006, preuve formelle d'une adhésion massive à ce projet avant-gardiste, compte tenu des nobles desseins qu'ils sous-tend et de sa bonne administration, ceci sans compter que les résultats de ses interventions sont bien visibles. Les interventions du FSN n'ont-elles pas profité, en effet à quelque 1817 localités habitées par plus de 255 mille familles, soit plus d'un million et trois cents mille citoyens ?
Le concept de solidarité en tant que valeur civilisationnelle a évolué pour être inscrit dans la constitution. Il devenu, désormais, le point de ralliement entre l'Etat et toutes les composantes de la société.
Article 5 paragraphe 3 de la Constitution « l'Etat et la société œuvrent à l'enracinement des valeurs de solidarité et de tolérance entre les individus, les catégories et les générations »

2/- les actions financées par le fonds de solidarité nationale ont permis de rompre l'isolement que subissaient les zones d'ombres et d'y faire évoluer le rythme de vie. Elles ont été, en outre, à la base de la création de la Banque Tunisienne de Solidarité.
Les tunisiens ont adhéré à l'initiative de création de cette banque en souscrivant massivement au capital pour une valeur de 18 millions de dinars sur un capital total de 30 millions de dinars. Ce qui fait de cette banque une institution financière populaire et un mécanisme efficace permettant aux diplômés du supérieur et aux gens de métier, artisans et personnes qualifiées, de lancer leurs propres projets avec des conditions de facilité et sans garanties exigées.
 

Les dons fournis par les citoyens et les entreprises tunisiennes,

Les affectations prélevées sur le budget de l'Etat ou, éventuellement, le transfert de crédits au profit du FSN provenant des comptes du Trésor ;

Les dons octroyés par des pays frères et amis,

Autres ressources mobilisables au profit du FSN conformément aux législations en vigueur.


Si le F.S.N. est parvenu en peu de temps à atteindre et souvent à dépasser les objectifs qui lui étaient assignés, c’est grâce à une gestion rationnelle et efficace et à des procédures de contrôle strictes visant à garantir la transparence totale dans ses interventions et ses dépenses.

Les régions jouent un rôle important dans la proposition des projets selon les besoins exprimés et dans la définition de leur ordre de priorité. Elles oeuvrent en coordination avec l’ensemble des intervenants et des autres structures du système national de solidarité à réaliser ces projets d’une manière efficace et selon les normes techniques requises, tout en veillant à comprimer les coûts et à respecter les délais de réalisation.

La loi instituant le Fonds stipule, dans le cadre de l’utilisation optimale des ressources, la publication chaque année d’un communiqué détaillé comportant les montants et les sources des contributions déposées au profit du Fonds.

Par souci de transparence, les projets du Fonds 26-26 sont soumis à une législation rigoureuse ; de même, la conclusion des marchés y afférents est soumise au contrôle à toutes les étapes de leur réalisation.

Le projet de budget annuel du Fonds de Solidarité Nationale est examiné d’abord au niveau d’un Conseil ministériel présidé par le Président de la République ; il est présenté ensuite devant la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers au cours de la discussion du projet du budget de l’Etat.